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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:59

Qui a le goût de l'absolu renonce par là même à tout bonheur

Qui a le goût de l'absolu renonce par là même à tout bonheur

 

Qui a le goût de l'absolu...

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 12:37

Premier concert depuis des siècles

 

alors Raven prépare la vodkacoca et affûte ses griffes mentales

 

oubliant provisoirement que ce rôle-ci concernait sa précédente décennie et que désormais la Goth pogoteuse a cédé la place à la Parisienne émaciée

 

chaussant ses Docs, seul vestige, ultime mise en facteur commun des deux avatars, la pensée lui vient l'espace d'un instant que c'était peut-être plus drôle, avant

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:58

[Variante, un peu moins poétique : "A cinquante kilos, je te quitte"]

 

Fini, l'écriture, je n'ai pas le temps - ou peut-être que je n'ai plus rien à écrire, qui sait. Cette année, je ne fais que lire, et encore pas par plaisir, je me gave de mots, je m'en rengorge, je m'en enivre, et naturellement qu'il y a un plaisir à cela, un plaisir uniquement accessible à certaines folles comme moi, celui de l'excès, de l'abus, encore et toujours, du vertige de virevolter dans le Quartier Latin en songeant à des hypallages, des hendiadys et des hypotyposes, une vraie poésie si on tient à le prendre comme tel. Le problème est toujours le même et c'est justement cela, à force de vouloir évoluer dans l'espace éthéré de la Pureté des Mots, j'en oublie qu'il y a autre chose - en même temps, c'est ce que j'ai toujours eu envie d'oublier - et à force de vouloir toucher au sublime, je suis en train de pourrir sur pieds. Le problème est toujours le même, retomber sur terre, et se souvenir que, sous les nuages, et la course effrénée de mes petites papattes ridicules en stylo noir, il y a des gens, il y a une relation, une meilleure amie et même une mère, et qu'à un moment donné il faut faire un choix, toujours, et que ce n'est même pas un véritable choix - on ne peut pas rêver sa vie toute sa vie, ou alors, ça vire au cauchemar, et je n'en suis pas loin. Mais putain ce que c'est dur, tout de même, et malgré les mauvaises nuits, la mauvaise haleine, et les chaises qui sont si dures, de renoncer à ce vertige, à cette absurde illusion d'absolu.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 08:00

"Et dès le lendemain, elle commença sa vie dissipée et tourbillonnante, visites, emplettes, dîners, spectacles, soirées, se couchant à trois et à quatre heures du matin, se levant à midi, une vie de femme du monde, c'est-à-dire de folle"  - Comtesse de Ségur

 

S'il est une chose - entre autres - sur laquelle nous nous rejoignons, le Yapoc et moi, c'est de considérer la vie comme un bal masqué, dans lequel tout ce qui importe est le choix du déguisement en fonction de la circonstance.

Il fut un temps où je me faisais passer pour une gothique blafarde, toute de noir et de chaînes vêtue, à l'air renfrogné et au caractère coupant comme une lame de rasoir ; mais le masque a pris l'eau, il faut croire, c'est fragile le papier mâché, ou alors il ne m'a plus satisfaite, ou alors j'ai passé l'âge, tout simplement : en tout cas, désormais, je prétends être une fille sportive et saine et bronzée. Cela revient exactement au même au bout du compte, undercover comme ils disent dans les séries américaines. J'arpente les rues de Paris au pas martial en faisant semblant de n'être pas moi - mais  comme au final, moi ne veut plus dire grand-chose, disons que je m'amuse beaucoup à me prendre pour un genre de guerrier solitaire, sans peur et sans remords.

Enfin de moins en moins solitaire. Cette dernière semaine, j'ai renoué provisoirement avec ma précédente couverture, pour les besoins du cadre social : on m'a proposé une soirée gothique, un groupe nominal qui aurait fait battre mon petit coeur dix ans auparavant et qui, il faut bien l'avouer malgré le ridicule, m'a fait sautiller de joie encore aujourd'hui. Evidemment j'ai eu peur, évidemment j'ai dit non, évidemment je me suis fait prier, et évidemment j'y suis allée, enfilant une robe-don de ma grand-mère maternelle, parce que c'est punk et que si elle avait su ce que j'ai fait dedans, dansant et dansant et dansant dans une cave sur d'horribles rythmes électro toute la nuit, tendant de temps en temps le bras vers le verre d'alcool et energy drink sur le banc à côté, une grande révélation, déclarant mon amour au monde entier, fumant des cigarettes au fumoir, heureusement que la jeune fille à l'allure de faon a la bonté de m'allumer la mienne, étant donné la distorsion de mon sens des perspectives, discutant avec des gens que je n'ai jamais rencontré de toute ma vie, plaisantant avec le videur. Sortant des toilettes, je me trouve face à une espèce d'araignée à deux bras deux jambes, les épaules saillant et le décolleté baillant ridiculement, m'approche et vois le miroir - curieux instant de lucidité dans l'ivresse. Et puis je retourne sur la piste de danse, encore et encore. Les stroboscopes flashent, je marche sur des nuages, petit tour autour de la barre réservée aux chaudasses, j'embrasse les douces lèvres du Faon avant de rejoindre les autres. Dans les bras du Yapoc (les pièges de l'existence, vous rencontrez quelqu'un dans un pogo punk par une soirée d'avril, et deux ans et demi plus tard, vous passez toujours la moitié de votre vie ensemble) je remue en oubliant corps et âme, lui intime l'ordre de me mordre, plus fort, mais plus fort bon sang je ne sens rien, demain j'aurai une cicatrice, mais ce n'est pas grave, pour l'instant, ici et maintenant, comme dit le Métalleux qui est là aussi, avec son amie gracile et faussement effarouchée comme un Faon malhabile sur ses longues papattes, il n'y a pas grand-chose qui peut m'emmerder, là, ici et maintenant.

 

Sinon, le reste du temps, je fais du latin. C'est que je passe l'AGREG, et pour de bon, cette fois, sauf catastrophe entre-temps - je passe l'AGREG et, pour la première fois de ma vie, là encore, je travaille. Ca semble à des années-lumière du précédent paragraphe, cette étudiante au dos courbé sur ses manuels en bibliothèque universitaire, mais au fond, ce n'est pas si différent : on peut se soûler de course à pied comme de musique décérébrée comme de mots en rafale tournoyant sous le crâne jusqu'à le remplir totalement. Du moment que cela ne laisse pas de place.

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 12:40

... tu peux y aller, m'a-t-on dit, et je me suis élancée à travers champs, ou plutôt le cheval s'est élancé et je l'ai suivi - mais ce n'est pas exactement ça non plus : nous nous sommes élancés à l'unisson, lui avalant l'espace à grandes enjambées galopantes, moi à mi-chemin entre bien calée et brinqueballée sur son dos large, et surtout, ravie. C'était un petit pie, la même couleur que Geronimo, mais Picasso celui-là - il n'y a qu'à le voir pour comprendre, mais j'adore les chevaux de cette couleur, les chevaux d'Indiens - il paraît d'ailleurs que les mômes jouent aux cow-boys et aux Indiens, mais nous ne faisions que les Indiens - souple, vif et obéissant, et en fonçant d'un bout à l'autre du champ, l'odeur de l'herbe dans les narines et la poussière dans les yeux, ivre de soleil et de vitesse et d'amplitude, j'ai songé qu'heureusement qu'il y avait ça, que c'était ce qu'il y avait de meilleur, que c'était même tout ce qu'il y avait, rien que ça, galoper à cheval, rien que ça au monde. Je ne voulais pas redescendre.

 

Chevaux broutant

 

[ah, puis, pour la plaisanterie : le local à cheval cité précédemment, mon icône, mon idéal, l'anti-intellectuel souffreteux par excellence, celui qui n'a pas peur de la chute, au sens littéral et métaphorique, celui qui ne craint rien devant la vie, celui que j'aimerai être plus que tout : celui-là même a passé la chevauchée à se bouffer les ongles, à cheval, recroquevillé sur sa selle, inconscient de tout et de tout le monde, concentré seulement à ronger et ronger et ronger encore, le même geste que moi, exactement. On m'y reprendra à avoir des modèles]

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 13:58

Etrange impression d'avoir si longtemps bataillé pour obtenir une invitation à une fête considérée comme ce qui se fait de mieux dans le monde (nécessairement, puisque tout le monde y va) et, une fois enfin le ticket en main et les portes franchies, de constater qu'au fond, ce n'est pas terrible.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 16:39

Se chercher. Encore et toujours, se chercher. Pinailler, se prendre la tête, se travailler au corps, l'un l'autre - tout un art ; quêter l'anicroche, la moindre, n'importe laquelle, même minime, même ridicule - surtout minime et ridicule ; en faire des tonnes, la transformer en avalanche, rebondir contre l'autre, en faire un ennemi, un ennemi terrible et absolu, crier et pleurer, songer que tout est fini. Brailler, une fois encore, que ce n'est plus possible, que de toute manière il n'y a plus rien à dire depuis longtemps, qu'on n'est pas sur la même longueur d'ondes, qu'on ne se comprend pas et qu'il n'y a aucun avenir, et c'est impossible de te sortir putain, et depuis quand on n'a pas vu mes amis au juste. Le penser, même, l'espace d'un instant, d'une soirée, d'un week-end. Imaginer, avec une sorte de jouissive mélancolie, de pincement à l'estomac pas désagréable, le possible sans l'autre ; prendre le train, et faire semblant, lors d'une parenthèse, que rien de tout cela n'a existé.

Et puis revenir, naturellement. Revenir et refaire les mêmes gestes, comme si de rien n'était, avec la même joie.

Tout ça pour se rassurer, ne pas, ne jamais songer que cela existe bien, en vérité. Tout ça pour feindre d'ignorer les week-ends - tous les week-ends - passés ensemble, les bouteilles de vin pour l'apéro, les gâteaux faits maison pour le dessert - l'un bat la pâte, l'autre beurre le plat - les balades au Bois de Vincennes, les brosses à dents qui s'embrassent dans le verre imparti à cet effet, les cintres sur lesquels voisinent ses costumes et mes robes, les discussions récurrentes sur quel pain acheter et à quel moment pour le dîner ce soir, les dîners, justement, récurrents eux aussi, chez les parents, et même la famille plus éloignée qu'on finit par connaître ; les escapades, les vacances prises en commun, le cheval et la plage et les châteaux de sable, tous ces trucs tellement normaux qu'on exécute comme au second degré - en fait au premier - et les billets de train achetés d'une seule et même traite, un seul sac, une seule bouteille en plastique pour deux - etc., etc. Tout ça pour ne pas prendre peur en se répétant que cela ne va pas durer. Tout ça pour ne pas se dire que cela fait deux ans et plus, finalement, que cela dure...

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 15:18

Paroles rapportées

 

Lui : "La dernière fois que je t'ai [.....], j'ai pas vu tes seins, j'ai vu tes côtes"

Ma mère : "Tu vas voir qu'il va te tromper avec une créature possédant des fesses, des hanches, enfin tout ce que tu n'as pas"

Le Médecin : "Elle ne mange pas assez de viande/elle ne mange pas assez de gras/elle ne mange pas assez"

 

Alors qu'ils parlaient des dernières fois qu'ils étaient tombés, de leurs vols planés, leur rigolade et leur agacement, j'ai osé demander, même si je savais que j'allais me trahir (encore plus, peut-être, qu'il n'est visible de prime abord) : "dites... comment on fait ?" Comment on fait quoi ? m'ont-ils répondu gentiment, ces deux locaux, lui, plus de trente ans, la peau buriné par le soleil et les jambes arquées par la monte intensive, et elle, quinze ans, déjà en caoutchouc, et cette expression sur le visage lorsqu'elle franchit les obstacles, comme une envie de les bouffer tout crus. "Comment on fait pour perdre... la peur de la chute" La peur de la chute, celle qui envahit et domine tout, qui gâche tout, qui empêche de se lancer dans quoi que ce soit. A part par un vague terme de confiance, ils n'ont pas su me répondre. Mais, un peu plus loin sur la plage, c'est Geronimo qui s'est lancé pour moi, dans un galop furieux et sans faire grand cas de mon avis, chaque fois de plus en plus vite, chaque fois de plus en plus fort, bondissant directement depuis l'arrêt et avalant les étendues de sable en quelques secondes. Et, à la troisième, je n'ai presque plus eu peur.

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 14:46

Hier, j'ai pêché des bigorneaux.

 

J'aurai pu être en train de passer l'agrégation. Mais j'ai pêché des bigorneaux.

 

Je ne sais pas si c'est le cas pour tout le monde, mais parfois, je rêve intensément à une autre existence, totalement différente. Parfois - en fait, presque à chaque fois que je passe quelques jours dans la maison au bord de la mer, je m'imagine ne plus en repartir. Ne pas retourner à Paris. Oublier ces ambitions intellectuelles orgueilleuses, et devenir pêcheuse de bigorneaux, par exemple. Il y en a plein dans les flaques, et je ne me débrouille pas si mal - le secret est de bien repérer les coins où ils aiment se nicher, les pierres à soulever, les algues indicatrices. Plus de grammaire, plus de métro, plus de SDF grelottant-suant selon la saison à chaque coin de rue. Des bigorneaux.

 

Je n'aurai plus dans le nez ces vapeurs de pisse et de pollution, mais les glycines et le chèvrefeuille au printemps, et, toute l'année, la marée et les pins. La boulangère me reconnaîtrait, le matin, quand j'irai chercher mon pain. Lorsque j'irai courir, quelques locaux me diraient bonjour. Je mangerai des fruits et des légumes qui auraient le goût de fruits et de légumes. Je me lèverai le matin sans l'intense envie de tirer la couette par-dessus ma tête et de ne pas bouger, et je m'endormirai le soir sans l'aide de substances articielles. Qui sait,si cela se trouve, je cesserai de me ronger le tour des ongles à en avoir tous les doigts à vif, et même, je penserai moins à mon poids. Je me laisserai remplumer, peu à peu, sans plus y faire attention - il ne s'agit pas d'être grosse, dans la mesure où ce terme ne signifie strictement rien dans ce monde-là. Je me laisserai aller, voilà. Je me poserai, peut-être ; je me calmerai, si cela se trouve : je cesserai de chercher désespérément autre chose, et de crier contre ce qui est, et ce qui ne sera jamais. Le désir d'absolu disparaîtra, peut-être, petit à petit. Je me contenterai.

 

Et puis, au bout d'un moment, je regretterai la capitale, le bruit et le tumulte et l'anonymat. Je m'agacerai de ne jamais croiser personne de nouveau, personne ne m'ayant pas vue grandir tous les jours depuis l'âge de neuf ans. La littéraire me manquera, peut-être. A moins que ce ne soit les baignades et les chevauchées au petit matin qui finissent par ne plus me sembler si attrayantes. Je rêverai de voitures, et de musées, et de facs bourrées de gens de mon âge, et je braillerai contre le programme de ploucs de l'unique cinéma de l'île, et chaque cri d'oiseau, chaque rose trémière, chaque senteur marine me hérisserait davantage. Je trouverai tout ennuyeux, et tout le monde vraiment idiot. Et puis, bientôt, je recommencerai à pleurer parce que personne ne m'aime comme je désire l'être, et qu'où que j'aille, personne ne m'accepte. Je me souviendrai que je suis étrangère. J'aspirerai intensément à une autre existence.

 

Peine perdue.

 

Marais au couchant

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 10:08

Le retour des beaux jours, c'est le titre d'un mail d'Ansel, pour ceux qui comprendront, que j'ai reçu cette semaine. Et effectivement, cette semaine fut le retour des beaux jours, à plus d'un titre.

 

j'ai piapiaté et ricané et mangé sucré avec la Revenante, revenue de loin pour le coup, mais toujours là, épisodiquement, et toujours semblable

j'ai mené un oral tambour battant que l'enseignant a qualifié d'Encourageant, même si sans définir à quoi

j'ai monté à cheval, et bien sûr je craignais de n'être pas assez forte pour me tenir sur la selle à tout moment, et ladite selle me semblait pour la première fois si dure contre les os de mes fesses, mais tout cela n'est pas vraiment important et il y avait le soleil et la mer, et des troncs d'arbre à sauter

je suis descendue vers le Sud avec ma mère, à nouveau libre de ses mouvements depuis que l'autre est parti, et il y avait aussi du soleil et de la mer, et je n'ai pas porté mon manteau de deux jours, et nous avons arpenté les alentours du lac d'Hossegor et acheté du chocolat à Bayonne et bu du vin et de la sangria partout

j'ai été réveillée tous les jours avant le jour par mes jambes dont la douleur devient au bout d'un temps d'immobilité trop aiguë pour être conjuguée au sommeil, mais tout cela n'est pas vraiment important et j'adore les petits déjeuners d'hôtel

je me suis prise de passion pour Saint-Jean de Luz, Guétary et Biarritz, les stations balnéaires début de siècle qu'on imagine dans Proust ou Colette, les fronts de mer bordés d'anciens hôtels particuliers dans les chambres desquels on ne voit sans doute rien d'autre que la mer en se levant le matin pour aller à sa fenêtre, les vagues qui commencent très loin au large, visibles depuis le promontoir en forme d'avancée rocheuse contre l'océan et sur lequel je me suis rêvée lire pendant des heures et des heures seule

je n'ai guère été seule en vérité mais c'était bien

j'ai pris quantité de photos et suis revenue sur Paris pour trouver du gris et de la puanteur, mais aussi le Yapoc et enchaîner directement sur une soirée à l'ambiance aussi légère que stupide et tellement, tellement confortable

je me suis réveillée vers cinq heures du matin, il y avait encore des voix et je suis entrée dans le salon rhabillée aussi succintement qu'il se peut les yeux encore pleins de rêves pour fumer une dernière fois et puis je suis allée me recoucher

 

Je n'ai quasiment pas lu - sans parler d'écrire, sinon des cartes postales. Lorsque je ne me prends pas pour une princesse romantique, avec mes grandes envolées sur les mots ou le sentiment d'inadaptation au réel, il faut bien avouer que j'ai une vie plutôt normale - avec des genres d'amis, un compagnon et même une mère. Peut-être même qu'un jour, j'arriverai à reconnaître que j'aime ça.

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